Voici le projet de délibération de la Région Hauts-de-France prévu pour la séance plénière du 5 octobre 2026.
Vous y trouverez l’ensemble des lycées de la grande région académique.
Cette délibération décidera des orientations et du montant de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) 2027 des lycées généraux, technologiques et professionnels.
La DGF se divise en 2 parties :
- la part Patrimoine, qui attribue 63,4 M€ à la viabilisation (avec un objectif d’économie d’énergie de 4 %) et 21,6 M€ à la maintenance générale.
- la part Élèves, qui dédie 19,1 M€ au fonctionnement courant et pédagogique selon les filières.
Le seuil standard de fonds de roulement est fixé à 30 jours.
Le SNALC a été sollicité pour échanger et donner un avis avant le vote par des élus du conseil régional. En résumé, retenons les positions du SNALC :
- 19 établissements ont moins de dix jours de fonds de roulement, confirmant la situation de fragilité budgétaire que nous avions annoncée l’année dernière.
- En 2025, 103 lycées, soit près de deux sur cinq, ont bénéficié d’une dotation complémentaire pour un montant total de 4 713 769 €. Avec un fonds de roulement aussi limité que prévu, il est évident que les demandes de dotation seront plus nombreuses et nécessiteront des dépassements budgétaires.
- Concernant le chauffage, la région applique par avance un objectif de 4 % d’économies, après des baisses déjà réalisées de 17 %, puis 4,6 % et 5,9 % grâce en grande partie à des investissements. Est-ce encore le cas cette année ? Dans ces conditions, les établissements disposent de très peu de marge et seront conduits à retarder la remise en route du chauffage pour contenir les dépenses. L’hiver sera peut-être clément, c’est un pari que fait la région. Cela nous renvoie à l’imprévoyance concernant les canicules de cette année qui ne se limitent pas qu’aux jours de congés scolaires.
- Si le budget reste sensiblement le même, cela signifie une baisse de moyens, soit qu’on prenne en compte l’inflation telle que déjà (sous)estimée par l’INSEE, soit qu’on prenne en compte la hausse de tout ce qui fait fonctionner un lycée : énergie, équipements, réparations, entretien, coût des transports, … dont on a du mal à croire que de 2026 à 2027 cela ne soit pas à un taux moyen bien supérieur à 5%, en étant très optimiste.





